Bakou, Azerbaïdjan — Au bout de l’effort, la délivrance. Pour leur ultime explication dans ce Festival mondial U15 de la FIFA, les Barea de Madagascar signent un succès de prestige en dominant l’Iran sur le score spectaculaire de 4 buts à 3. Cette victoire, acquise au terme d’un match à rebondissements, permet à la sélection malagasy de sceller définitivement sa 37e place mondiale sur 189 nations participantes.
Sur la pelouse ce matin, les jeunes talents de la Grande Île font parler la poudre. Grâce à un doublé étincelant de Francisco, suivi des réalisations pleines de sang-froid de Mendrika et de Ricciano, les protégés de Jean-Jacques et de ses deux assistants concluent leur campagne internationale par un coup d’éclat. Ce baroud d’honneur face à une écurie asiatique réputée robuste vient couronner un véritable marathon de dix rencontres de très haute intensité. La délégation malgache, qui séjourne encore à Bakou après ce long parcours, s’apprête à entamer son retour avec de solides certitudes.
Une campagne analytique : l’efficacité face à la rigueur
Au-delà des émotions, le tableau de bord des Barea U15 dans cette Coupe du monde témoigne de la régularité et de la force de frappe du collectif malgache. Le bilan chiffré à l’issue du tournoi s’établit comme suit :
• Matchs disputés : 10
• Victoires : 8
• Défaites : 2
• Buts inscrits : 24
• Buts encaissés : 18
Avec une moyenne de 2,4 buts marqués par match, l’attaque malgache brille par son réalisme, notamment lors des festivals offensifs contre la Nouvelle-Zélande (4-3), Porto Rico (4-3), et l’Ouzbékistan (4-1). Néanmoins, les 18 buts encaissés rappellent la marge de progression défensive nécessaire pour stabiliser les résultats face aux cadors de la discipline, à l’instar du revers concédé contre le Sénégal (4-0) en Tier B ou du court revers initial contre le Venezuela (0-1).
Une question de caractère
Si ce classement final reste en deçà des ambitions initiales des compétiteurs, ce ratio de 80% de victoires s’avère particulièrement prometteur. Tout au long du tournoi, cette génération U15 fait preuve d’une force de caractère remarquable, refusant d’abdiquer face à des nations disposant d’infrastructures et de moyens techniques nettement supérieurs. Guidés par les consignes rigoureuses de Jean-Jacques et de ses deux assistants, les Barea rivalisent par leur combativité, leur discipline tactique et une insouciance technique qui séduit les observateurs à Bakou.
Un signal fort pour la politique fédérale
Au-delà des scores, ce tournoi mondial pose une question de fond aux instances dirigeantes du football malagasy. Les performances individuelles de Mendrika, Francisco et de leurs coéquipiers prouvent que le réservoir de talents à Madagascar est immense et ne demande qu’à être encadré.
Cette 37e place mondiale doit désormais servir d’électrochoc et de point de référence pour l’institution fédérale. Pour rivaliser durablement avec le football d’élite, l’ajustement de la politique technique nationale chez les jeunes devient une priorité absolue. La détection précoce, la structuration des académies locales et la multiplication des frottements internationaux sont les chantiers obligatoires pour transformer ces promesses en réalités futures chez les seniors.
Les Barea U15 s’apprêtent à quitter l’Azerbaïdjan la tête haute. Ils prouvent que le talent pur n’attend pas le nombre des années ; il appartient maintenant aux instances de structurer ce diamant brut.







